Éditorial

En finir avec la peur de l’hégémonie chinoise

Alors que les Etats-Unis et l’Union européenne voient la Chine comme un «rival stratégique», la Suisse fait confiance à l’initiative chinoise qui promet de plus grands échanges de marchandises, de services et de capitaux

Ueli Maurer, président de la Confédération en 2013 et de nouveau en 2019, n’a jamais mis les pieds à Bruxelles. Mais en cette dernière semaine d’avril, il brille en Chine. Il sera reçu, samedi et dimanche, en visite d’Etat et aura un entretien avec le président Xi Jinping. Mardi, il a parrainé un accord de collaboration entre les bourses chinoise et suisse. Et jeudi, il a officialisé l’adhésion de la Suisse à l’énorme chantier de la nouvelle Route de la soie.

La Suisse a en effet tout à gagner à s’investir dans ce projet du siècle. Même si, à ce stade, il n’est pas prévu qu’elle soit reliée directement par la Route de la soie. Elle collaborera plutôt avec la Chine pour mener des projets d’infrastructures en Helvétistan, ce groupe de pays d’Asie centrale que Berne représente au sein du FMI et qui lui permet de maintenir son siège à son comité directeur.