Euro

Foi d'internautes: «La Roja va se relever»

Après sa cuisante défaite lundi face à l’Italie, l’équipe d’Espagne est appelée à se réinventer. Sur les réseaux, les fans y croient

On prévoyait un choc des titans, la rencontre des poids lourds au sang chaud. L’affrontement a tourné au cauchemar pour l’Espagne, double championne d’Europe, battue 2-0 par une équipe d’Italie en grande forme. Une élimination en huitième de finale de l’Euro qui préfigure la fin d’un cycle pour la Roja, un brin désordonnée et dépassée par la vitesse de jeu sur le terrain. «Nous n’avons plus le niveau d’antan», reconnaît le défenseur Gerard Piqué, interrogé par le quotidien El País. Face aux critiques, le sélectionneur Vicente del Bosque laisse encore planer le doute, mais les rumeurs autour de son départ imminent se multiplient.

Pendant ce temps, les Italiens, eux, jubilent. «Superbe esprit d’équipe et de combativité», commente @Jeanlucdosne sur Twitter, suivi par @thomasperroto: «C’est propre, y a rien à dire. C’est la magie du foot. C’est la maîtrise. C’est l’exemplarité». Et même le commentateur français Pierre Ménès s’y met: «L’Italie revit, l’Espagne en charpie», le titre de sa chronique en dit long sur la déroute espagnole. Les gesticulations euphoriques du coach italien Antonio Conte, largement commentées sur Internet, aussi.

La faute au maillot maudit?

Des trombes d’eau et un maillot blanc «avec lequel l’équipe perd toujours»: dès le début de la rencontre, tout semblait disposé pour que l’Espagne boive la tasse. Face à l’assurance du gardien Gianluigi Buffon, véritable mur à travers lequel aucun ballon ne passe, l’impuissance du capitaine ibérique Sergio Ramos est criante.

A la mi-temps, l’animateur français Florian Gazan ironise: «L’Espagne a 45 min pour se souvenir que l’objectif du foot ce n’est pas de réussir des passes, mais de réussir des buts!»

Une équipe en bout de course

Face aux difficultés rencontrées par la Furia, les internautes s’inquiètent. «Je ne sais pas si c’est la faute de l’entraîneur, mais tandis que l’Italie joue comme une équipe de jeunes, l’Espagne donne l’impression d’être un groupe de vieux», commente un internaute sur le site d’El País. Un autre renchérit: «On ressent beaucoup le manque de Raúl», joueur vedette qui a quitté la scène il y a plusieurs années. Après un premier goal de Chiellini, Pellè enfonce le clou à la 90e minute, mettant un terme aux espoirs des Espagnols.

Après la claque, une remise en question s’impose. C’est du moins le souhait de Piqué, dont la compagne Shakira a suivi les déboires depuis la tribune la mine atterrée. Sur Twitter, le joueur promet un retour en force. «Nous allons nous relever tous ensemble.» L’heure est également au bilan sur la page Facebook de la sélection espagnole. Et les fans y vont de leur petits conseils. «Nous devons changer trois choses: l’entraîneur, le style de jeu et quelques joueurs», estime un internaute.

Un retour en force?

La «Selección» peut compter sur le soutien de nombreux supporteurs qui lui restent fidèles malgré la désillusion. @Calleti8 y croit. «C’est donc bel et bien la fin d’un siècle. Après avoir écrasé la planète du foot pendant 6 ans, on doit se reconstruire.»

«Pas de problème les gars, vous ne pouvez pas toujours gagner. A la prochaine!» commente @Granbomba. «Les Espagnol(e)s restons fiers de notre Roja pour tout ce qu’ils nous ont apporté surtout le triplé historique Euro-CDM-Euro. VIVA ESPAÑA», twitte encore @dami_dona. D’autres réagissent avec humour et rêvent de jours meilleurs. «Pour chaque défaite de l’Espagne au football, il y a toujours une équipe qui subit une défaite encore plus scandaleuse que la nôtre, ce qui fait qu’on ne parle pas de nous», plaisante @den_vilda.

Deux «défaites» d’affilée

Défaite de la gauche aux élections législatives, puis débâcle de l’équipe nationale à l’Euro: c’en est trop pour certains. «Hier l’Espagne a perdu, aujourd’hui c’est au tour de la Roja», se lamente l’acteur Ricardo Gomez.

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