Pour jouer sa partition dans la lutte contre le changement climatique, Genève veut se couvrir de vert, mais ne sait pas encore très bien comment s’y prendre. Il faut dire que 150 000 arbres supplémentaires, ça ne se plante pas n’importe où. Pas facile de trouver les surfaces idoines au milieu du bitume, entre un immeuble et une place de parking. Il va donc falloir faire des choix déchirants: réduire la surface habitable, transformer la mobilité urbaine, si l’on veut pouvoir faire de la place aux nouveaux occupants du sol. Au fond, c’est sur deux siècles de développement métropolitain, sauvage et conquérant qu’on veut revenir sans vraiment se l’avouer, ni forcément en assumer toutes les conséquences.