Au Brésil, l’évangélisme n’est plus un phénomène marginal, il est en train de marquer le pays, qui passe d’un national-catholicisme de longue durée à une religion populaire de l’émotion, de type évangélico-pentecôtiste (glossolalie, thaumaturgie et exorcisme), dont les dirigeants dotés de charisme sont à même de négocier le vote de leurs bases ou de l’orienter tout au moins.