On n’avait plus vu de telles scènes en Iran depuis les funérailles de l’ayatollah Khomeini en 1989. L’assassinat de Qassem Soleimani, le chef de l’unité d’élite des Gardiens de la révolution, a provoqué un phénomène que peu de monde imaginait possible voici quelques semaines. Fortement mis en cause en raison de l’état désastreux de l’économie causé par les sanctions américaines, sa propre incompétence et une politique régionale aussi agressive que coûteuse, le régime iranien est fragilisé. Mais il bénéficie ces jours-ci d’une unité nationale impromptue face aux menaces insensées de Donald Trump de bombarder jusqu’aux sites culturels de l’ancienne Perse.

Lire aussi l'article lié: Ces réseaux régionaux qui décuplent le pouvoir de représailles iraniennes