Lundi dernier, comme 35,5 millions de Français, j’étais devant mon téléviseur pour écouter Emmanuel Macron s’adresser à la nation à propos du virus. C’était long. Je n’ai pas tout entendu car mes ados s’amusaient à relever les fautes d’orthographe de la transcription du discours en direct, en bas de l’écran. «Nous sommes en guerre», répétait le président. Il parlait d’unité, de défi, de courage, de sacrifice, de combat, de nation. D’être encore plus fort après. A la fin, je ne savais pas quoi en penser. Ce n’était pas mauvais, cette solennité. Mais il y avait comme un malaise. Lequel? Le président français s’exprimait… comme un dirigeant chinois.

Lire aussi: Emmanuel Macron: «Nous sommes en guerre face à un ennemi invisible»