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Frontex fait partie du problème plutôt que de la solution

OPINION. Le renforcement des dispositifs sécuritaires aux frontières de l’Europe pose la question de l’accès à une protection pour les personnes qui ont droit à l’asile, écrit Aldo Brina, chargé d’information sur l’asile au Centre social protestant

Garde-côtes grec. Ile de Chios, 2016. — © PETROS GIANNAKOURIS / AP
Garde-côtes grec. Ile de Chios, 2016. — © PETROS GIANNAKOURIS / AP

Près de 45 000 personnes seraient mortes en tentant de rejoindre l’Europe depuis 1993. A ce décompte macabre, il convient d’ajouter les souffrances des personnes migrantes repoussées vers des pays qui leur sont hostiles. Par exemple, pendant la seule année 2021, quelque 32 000 hommes, femmes et enfants ont été remis aux mains des garde-côtes libyens. Selon de nombreux témoignages, ces personnes refoulées atterrissent ensuite dans des lieux de détention où les maltraitances et les viols sont quotidiens.

Année après année, la mer Méditerranée se fait donc le théâtre d’une catastrophe meurtrière, dans une proportion sans commune mesure avec d’autres événements davantage médiatisés. Pourquoi ces morts nous paraissent-elles moins problématiques que d’autres? Je vous laisse imaginer quelques pistes de réponse à cette question… et me dire si vous en trouvez une seule qui soit acceptable.

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