Recep Tayyip Erdogan est un président inquiet. Il a perdu son ami Donald Trump, avec lequel il s’entendait comme larron en foire en dépit de quelques escarmouches viriles. Son successeur, Joe Biden, met d’ores et déjà la Turquie sous pression au sujet du déploiement de missiles antiaériens achetés à la Russie, et incompatible avec son appartenance à l’OTAN. La justice américaine n’en a pas fini avec l’entourage d’Erdogan compromis dans le contournement des sanctions contre l’Iran. A tort ou à raison, le PKK, que Trump avait lâché en Syrie, se frotte les mains.