Digitale attitude

La garde-robe hyperconnectée, c’est pour demain

Des vêtements intelligents qui pourraient fournir, via le Net, toutes sortes d’indications utiles? Avery Dennison et Evrythng en ont eu l’idée

Les habits figurent parmi les objets connectés, en général pour mesurer des paramètres de santé. Mais après une alliance entre Avery Dennison, un important fabricant de labels de vêtements et Evrythng, une société qui développe des logiciels intelligents, les vêtements pourraient fournir toutes sortes d’autres indications. Leur idée? Connecter 10 milliards de vêtements à Internet d’ici 2019.

En fixant des capteurs sur les étiquettes, ces dernières pourraient donner des informations consultables sur un smartphone. Par exemple une paire de baskets pourrait indiquer comment elles peuvent être recyclées une fois usées, dans quels magasins trouver une nouvelle paire à sa taille, ou encore confirmer qu’un pantalon de yoga est bien 100% coton.

Dans le cadre d’un autre projet rapporté par le Telegraph, une équipe de chercheurs à Birmingham City University travaille sur une garde-robe entière qui serait non seulement connectée, mais proactive. Chaque vêtement serait tagué avec une puce RFID qui serait déchiffrée par un lecteur placé sur la porte de la penderie. L’identifiant, pour chaque article, prendrait en compte sa fréquence d’utilisation – mesurée par son passage devant le lecteur – la saison et la météo.

Non utilisé, le vêtement enverrait une alerte ou un tweet pour rappeler son existence. Un vêtement qui n’a pas été porté au bout d’un certain temps prendrait directement contact avec une association caritative par SMS, leur demandant d’envoyer au propriétaire une enveloppe préadressée, afin d’être recyclé. A plus long terme, les vêtements inutilisés pourraient se mettre automatiquement en vente sur eBay ou d’autres détaillants en ligne et tout l’historique de leur parcours depuis leur fabrication serait traqué, puis stocké dans un serveur à distance.

Selon le Wall Street Journal, seul 20% des habits dans nos armoires seraient portés fréquemment. La garde-robe connectée serait un moyen pour lutter contre la surconsommation et le gaspillage tout en s’inscrivant dans la mouvance de l’économie de partage et d’une certaine génération qui souhaite ne rien posséder, préférant l’usage à la propriété.

Lire aussi: La génération qui ne voulait plus posséder

Mais à quel prix? On avait déjà un mouchard dans sa poche, l’aura-t-on maintenant sur le dos?

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