Le week-end dernier, l’Allemagne a voté à gauche. Cela n’était plus arrivé depuis plus de seize ans. Le SPD est sorti en tête et les Verts ont fait un bond pour s’imposer comme le troisième parti. Dire qu’Olaf Scholz était le successeur naturel d’Angela Merkel et que le SPD ne doit son succès qu’à la popularité de son candidat à la chancellerie ne suffit pas. La réalité est que la droite (CDU et CSU comprise) a fait le plus mauvais score de son histoire. Cette débâcle n’a pas profité à l’extrême droite (AfD) et le parti libéral n’en a que partiellement récupéré les fruits.