Retour à ce mois fatidique d’octobre 2002. Un an après l’attentat du 11 septembre 2001 contre les tours jumelles new-yorkaises emblèmes de l’Amérique, 77 sénateurs votent pour l’engagement militaire de leur pays en Irak demandé par George W Bush. Saddam Hussein, on l’a compris depuis, n’avait pourtant rien à voir avec Al-Qaida. Plus grave: les assertions du secrétaire d’Etat Colin Powell sur la dangerosité de l’arsenal chimique du régime de Bagdad sont carrément mensongères. Mais au Sénat, le président de la commission des Affaires étrangères Joseph Robinette Biden opte pour le chemin de la guerre. Les arguments des néo-conservateurs l’ont convaincu. Les Etats-Unis doivent être à l’avant-garde de la refondation «démocratique» du monde arabe si chaotique.

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