Il n’y a aucun doute que Facebook aura une incidence sur les élections présidentielles américaines le 8 novembre prochain, écrit le Washington Post, «sa taille et sa puissance le garantissent.»

Non pas parce que le réseau social favorise la pensée unique en proposant un contenu dont les points de vue similaires aux nôtres nous sont resservis comme un écho, nous confortant dans nos opinions, mais parce que l’influence de Facebook se situera cette fois-ci ailleurs, en incitant le plus grand nombre de personnes à se rendre aux urnes.

Dans la semaine qui a suivi l’affichage d’un bouton «Register Now», plusieurs Etats ont dévoilé l’impact de la campagne: 200’000 inscriptions en Californie, 30’000 dans l’Indiana, 25’000 dans le Kentucky et 27’000 dans le Minnesota en une seule journée, un record.

Les géants du Web se mobilisent à leur tour

Google a fait figurer un doodle spécial sur sa page d’accueil expliquant le processus électoral, étape par étape, disponible dans plusieurs langues.

Twitter répond de manière automatisée par message direct à la question adressée à @Gov «où se trouve mon local de vote» suivi d’un code postal.

Instagram propose une vidéo «Pourquoi voter?» avec un lien vers le site du gouvernement.

Uber offrira un bon de $10 pour toutes les courses à destination d’un bureau de vote dans plusieurs villes.

Snapchat s’est associé avec l’application TurboVote, permettant l’inscription électorale directement depuis son téléphone.

Jour férié annoncé dans certaines entreprises

Des dizaines d’autres sociétés technologiques ont lancé des campagnes d’action non-partisanes encourageant la participation civique. Et dans un effort concerté sans précédent, des centaines d’entreprises high-tech ont annoncé que le jour des votations sera férié.

J’ai livré une chronique similaire avant le référendum britannique du 23 juin (Facebook, Tinder et Uber versus Brexit) décrivant toutes les mesures innovantes prises par les sociétés Internet pour inciter les 18-24 ans à voter. Leur taux de participation? 36% (un chiffre révisé un mois plus tard par The London School of Economics à 60%.)

Malgré tous ces efforts, les Américains iront-ils voter? Espérons-le. Pour que Donald Trump ne soit pas le prochain président des Etats-Unis.

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