Jean-Pierre Raffarin remet le cap sur Genève. Lors du sommet annuel de sa fondation Leaders pour la paix en mai à Paris, l’ancien premier ministre Français (2002-2005, sous la présidence de Jacques Chirac) nous avait expliqué pourquoi les bords du Léman constituent selon lui le débouché naturel des initiatives entamées sous la tour Eiffel.

Raisonnement pragmatique, pour l’ancien président de la Région Poitou-Charentes qui se targue de ne pas être énarque, de bien connaître les réalités de cette autre France qu’est la province, et de jouir d’un solide ancrage en Chine où le président Xi Jinping vient encore de lui décerner une récompense pour le 70e anniversaire de la République populaire (RPC): «L’écosystème de Genève remplit les deux conditions nécessaires pour en finir avec la guerre», explique-t-il, alors que doit se tenir ce jeudi, dans les locaux du Forum économique mondial (WEF), le troisième «laboratoire de paix» mis sur pied par son organisation. «Les grands acteurs de la finance, et surtout de la finance responsable, sont présents à Genève. La philanthropie y joue un rôle important. Et les organisations internationales, dont celle des Nations unies, assurent le lien indispensable avec le terrain.»