A deux pas de chez moi lézarde au soleil une promenade vieille comme la ville. Elle surplombe un parc qui a toujours été là, lui aussi. Comme sur toutes les promenades qui se respectent, on y trouve des marronniers, des chevaux à bascule, une balançoire, quelques tables et des bancs, dont un qui court sur toute sa longueur et fait sa renommée. Un très long banc vert, vous l’aurez deviné.

Il y a quelques jours encore, la promenade attendait. En hibernation, sous un ciel vide et froid, comme privée d’elle-même. Que peut bien être une promenade si personne ne s’y promène? Tout juste une esplanade en quête de sens.