«Il n’y a rien de ce qui paraît être en dehors de nous, qui ne soit nous.» Cette semaine, la Cour suprême américaine, ultra-conservatrice, a mis un frein à la lutte contre le réchauffement climatique et je tombe sur cette phrase, au hasard, dans un livre de poche fraîchement paru, recueillant des textes de George Sand sur la nature et la place de l’homme au sein du vivant (Ecrits sur la nature, dans la collection Les Pionniers de l’écologie, au Pommier, 195 pages). La célèbre romancière du XIXe siècle fait l’éloge des mauvaises herbes, raconte avoir vu Delacroix, émerveillé, peindre une fleur, un lys, pour la première fois. Et met en garde contre l’épuisement des ressources naturelles.