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Christophe Darbellay, à droite, félicite Gerhard Pfister, à gauche, après son élection, le 23 avril 2016. 
© WALTER BIERI

Editorial

Gerhard Pfister, le nouvel homme fort de la politique fédérale

Plus à droite que son prédécesseur valaisan, Gerhard Pfister sera sans doute plus à l’écoute des aspirations de ses collègues du PLR et du PDC. Mais, surtout, il sera le nouvel homme fort de la politique nationale

Trois des quatre partis gouvernementaux ainsi que les Verts ont renouvelé leur présidence ces deux derniers week-ends. Philipp Müller, Christophe Darbellay et Toni Brunner ont remis leur mandat à Petra Gössi, Gerhard Pfister et Albert Rösti. Regula Rytz est désormais seule à la tête du parti écologiste.

Christian Levrat est ainsi le doyen des leaders des partis gouvernementaux. Mais sa tâche sera plus difficile à l’avenir. La droite s’est renforcée aux élections fédérales. Loin d’être homogène, le bloc PLR-UDC dispose arithmétiquement de la majorité absolue au Conseil national. L’UDC a obtenu un second siège au Conseil fédéral et Ueli Maurer se montrera moins conciliant qu’Eveline Widmer-Schlumpf avec certaines aspirations des formations centristes et de la gauche.

Et Christian Levrat ne retrouvera guère avec Gerhard Pfister la complicité qu’il a parfois partagée avec Christophe Darbellay. Plus à droite que son prédécesseur valaisan, Gerhard Pfister sera sans doute plus à l’écoute des aspirations de ses collègues du PLR et du PDC. Mais, surtout, il sera le nouvel homme fort de la politique nationale.

Lire aussi : Christophe Darbellay a dit son dernier mot

On a tout dit de Gerhard Pfister. Qu’il était un conservateur inapte au compromis, qu’il ne manifestait guère d’intérêt pour les minorités, qu’il avait de la peine à dire bonjour, etc. Mais le Zougois se révèle sous un autre jour depuis quelque temps. Il se montre ouvert, disponible, affable et démontre des connaissances de la langue française qui ont été longtemps sous-estimées. Il s’affiche comme un rassembleur et ce n’est apparemment pas du bluff. Lorsqu’on l’interroge sur cette soudaine transformation, il avoue sans ambages qu’il change parce que sa fonction change. Darwin n’est pas loin.

Des nouveaux chefs de file des partis gouvernementaux, Gerhard Pfister est celui qui a la personnalité la plus forte et l’expérience politique la plus étendue. A côté de lui, Petra Gössi fait figure de débutante. Peu à l’aise sur les dossiers, hésitante, elle a tout à apprendre et tout à prouver. Quant à Albert Rösti, il est le nouveau président de l’UDC mais n’en est pas le nouveau tribun. Ce rôle est en train d’être repris par Roger Köppel, qui lui fera de l’ombre. Gerhard Pfister sera l’homme fort, mais attention: la Suisse n’aime pas les hommes forts.

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