La droite vaudoise ne devra s’en prendre qu’à elle-même. Dans ce premier tour entérinant hier sa déroute dans la bataille pour le siège gouvernemental laissé vacant par Pierre-Yves Maillard, elle a subi plus qu’une défaite: c’est peut-être la guerre qui est cette fois perdue, pour des années.

Cela fait quatre fois que l’UDC tente sa chance au Conseil d’Etat depuis 2011, quatre fois que le Parti libéral-radical ne parvient pas à mobiliser pour l’y aider, cela dans un canton où le parlement est ancré à droite. A ce stade, ce n’est plus de l’hésitation mais, du point de vue de l’UDC, une trahison. Car si c’est pour avoir des amis de ce genre, il vaut mieux voyager seul.