Depuis jeudi à la 48e minute, je vénère une nouvelle idole: Breel Embolo. Et croyez bien que je n’en ai pas beaucoup, hormis des écrivains décédés. Du droit, Embolo le magnifique efface pour quelques minutes les innombrables polémiques en laissant toute la place à cette exultation brutale du spectateur lambda, ramenant l’humain à sa juste mesure, celle primaire. Originelle. La joie sans objet valable, cette expression à peine améliorée de l’instinct de meute. J’y ai succombé, comme beaucoup de ceux, sans doute, qui boycottent officiellement la Coupe du monde mais jubilent honteusement devant leur ordinateur ou lèvent le poing de la victoire en renversant leur bière sur le canapé du salon.