Le «dégagisme» a de nouveau frappé. En Grèce, le parti de droite Nouvelle Démocratie, donné vainqueur aux élections législatives, devrait succéder à la coalition de gauche Syriza à la tête du pays.

Logiquement, alors que l’Eurogroupe doit examiner ce lundi à Bruxelles le troisième «rapport de surveillance» de l’économie hellénique – depuis la fin du plan de sauvetage mis en place par l’UE voilà un an –, une majorité d’électeurs grecs a choisi l’alternance et le retour à une politique a priori plus favorable au secteur privé et aux investissements. Syriza et son leader, le premier ministre sortant Alexis Tsipras, avaient été élus en 2015 pour servir de rempart aux dégâts sociaux programmés des mesures d’austérité. Nouvelle Démocratie a pour mandat de redonner à la population une bouffée d’oxygène économique et financière.