Voici la chronique que je m’étais promis de ne pas écrire avant les élections. Peut-être même de ne jamais écrire.

C’était en 1999. J’étais aussi adolescent, aussi à New York. Je l’avoue, j’avais pris un avion de ligne. Ce catamaran du pauvre. J’y étais pour un projet informatique, dans une de ces start-up qui ont disparu dans le tsunami qui a emporté la moitié du Nasdaq en 2001. De retour, j’ai aussi eu droit à certaines faveurs de la presse. Du genre de l’enfant prodige. Ça a dû en agacer plus d’un. J’arborais déjà cette tête à claques à laquelle on griffonne des moustaches au bord des routes. Et c’est aussi pour cela que je m’émeus des attaques qu’elle subit. Que j’ai de la sympathie pour Greta Thunberg. Pour la personne. Pour la jeune femme de 16 ans qui croit à ce qu’elle fait.