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Grève des femmes: un journal un peu spécial

«Le Temps» vous proposera trois éditions hors du commun jeudi, vendredi et samedi

Nous ne sommes pas le «journal de la grève des femmes». Mais c’est un journal aux côtés des femmes en grève que nous allons vous proposer cette fin de semaine, de la même façon que nous vous avons proposé très régulièrement, depuis plusieurs mois, des enquêtes et des reportages sur ce qui fonde la colère des femmes.

Le nombre de lettres que nous recevons pour commenter ce mouvement inédit depuis 1991 en témoigne, ce qui se passe en ce moment vous intéresse. La chronique de la Verte genevoise Lisa Mazzone «Comme une envie de pleurer» regrettant l’absence d’un congé de paternité a été très lue et commentée. Près d’un million de personnes, selon certaines estimations, devraient participer vendredi à la grève – dans les marches pour l’égalité, lors de sit-in plus ou moins improvisés, ou lors de pauses étirées dans les entreprises qui ont choisi de pratiquer le business as usual, en dissuadant leurs employées de manifester. Un million. Nous ne pouvions pas ne pas leur donner une place particulière dans nos colonnes.

Le poids des femmes au journal

Jeudi vous avez donc rendez-vous, dans une édition spéciale, avec une batterie de statistiques pour en finir avec les soupçons d’exagérer des situations qui seraient tout à fait acceptables. Un diagnostic égalité, accompagné de propositions de solutions. Car oui, certaines entreprises ont instauré un congé paternité sans mettre la clé sous la porte, bien au contraire, s’attachant la fidélité de leur personnel. D’autres ont mis en place le temps partiel pour tous, histoire que les hommes aussi puissent passer du temps avec leurs enfants, ou sur leur vélo. D’autres encore se sont concertées pour ouvrir des crèches partagées – nous vous emmènerons sur les traces de ces pionniers. Enfin, nous vous proposerons de découvrir des figures de ce nouveau féminisme suisse, parfois peu connues mais qui s’activent. La valeur n’attend pas le nombre des années.

Vendredi, nous tâcherons de refléter sur le web et dans nos éditions papier l’importance du poids des femmes au journal grâce à une mise en scène qui devrait marquer les esprits. Et samedi, ce sont nos pages Culture qui s’empareront de la colère des femmes, avec notamment la liste commentée de livres qui ont fait le féminisme d’aujourd’hui, de Fifi Brindacier à Virginie Despentes en passant par Olympe de Gouges, Margaret Atwood ou Chimamanda Ngozi Adichie.

Faut-il le préciser? Cet effort volontaire de toute la rédaction ne s’arrêtera bien évidemment pas ce week-end.

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