En février 1991, les dirigeants de trois pays récemment libérés du camp soviétique – le président polonais Lech Walesa, le président tchécoslovaque Vaclav Havel, et le premier ministre hongrois Jozsef Antall – se sont rencontrés dans la petite ville hongroise de Visegrad (à ne pas confondre avec Vishegrad en Bosnie). La création du groupe de Visegrad était vue d’un bon œil par les dirigeants de ce qui allait devenir bientôt l’Union européenne (UE), non seulement à cause du prestige de ces dirigeants, anciens dissidents très respectés à l’Ouest, mais aussi à cause des atermoiements de Bruxelles.