Le mercredi 9 octobre 2019, on a dénombré plus de 800 violations du cessez-le-feu et une centaine d’explosions sur la ligne de front qui sépare les deux régions rebelles de l’est du Donbass du reste de l’Ukraine. C’est en diminution par rapport à la moyenne des 7 jours précédents, durant lesquels on a enregistré le double de violations et d’explosions. Mais cela s’approche d’une journée ordinaire de 2018. Ces statistiques sont fournies chaque jour de la semaine par la Mission spéciale d’observation de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) en Ukraine chargée «d’observer la sécurité et le retrait des armes» depuis sa création il y a 5 ans. Cette semaine, elle livrait son 240e rapport pour 2019. Le bilan des affrontements s’élève à plus de 13 000 morts.

Depuis l’intervention russe en Crimée, puis dans le Donbass, à la suite du changement de pouvoir à Kiev provoqué par la révolution de Maïdan (qualifié de «coup d’Etat» par Moscou), l’Ukraine n’a cessé d’être en guerre. Certains parlent d’un conflit gelé. Il reste en réalité en ébullition, avec chaque mois son lot de morts. Sur le plan politique, les choses sont pourtant en train d’évoluer, avec l’espoir de trouver enfin un compromis entre Ukrainiens, Russes et Européens.