Dans le passé, les politiques de resserrement monétaire se matérialisaient la plupart du temps par des hausses de taux directeurs de +0.25% ou +0.5%. Le 15 juin puis le 27 juillet, la Fed a procédé à des hausses de taux de 0.75% qualifiées d’exceptionnelles par Jerome Powell, son président.  Par ordre chronologique, la Banque centrale européenne (BCE), la Réserve fédérale américaine (Fed) et la Banque nationale suisse (BNS) ont toutes les trois agi de manière similaire ce mois-ci en relevant leurs taux directeurs de 75 points de base. Elles ont en outre adopté le même langage en désignant l’inflation comme le fléau à combattre coûte que coûte. La Fed a été moins nuancée que ses homologues en Europe qui ont mis fin à dix ans de taux négatifs. Si une politique monétaire agressive risque de provoquer une récession assortie d’une détérioration du marché de l’emploi, la banque centrale américaine assumera ses actes. Il n’y a qu’un ennemi: la hausse des prix. Il n’y a qu’un ennemi : une plus grande menace inflationniste et dans les mois qui viennent, les banques centrales n’hésiteront pas à relever leurs taux directeurs par paliers de +0.75%.