«Danse disco Queen/ Et brûle ton dernier jean/ Car au bout de la nuit/ Ton règne finit.» Un hymne au plaisir, à la liberté et à l'éphémère: Sylvie Vartan chantait son «Disco Queen» en 1978. Et l'Europe s'embrasait sous les boules à facettes des discothèques, quelques années après le début du mouvement aux Etats-Unis: le disco est arrivé en Allemagne par les soldats américains basés dans le pays. Et, pour une fois, l'Europe va damer le pion aux Américains sur leur propre terrain. L'euro-disco va générer parmi les meilleures ventes du genre, à l'instar du Suisse Patrick Juvet et de son tube planétaire «I love America», produit par le Français rencontré au mythique Club 54 Jacques Morali, déjà producteur des fameux Village People. Rythmée en diable, le disco, individualiste et hédoniste, consacre l'émancipation des minorités sociales de l'époque: homos, femmes et Noirs. Y.

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