Quatre ans après avoir lancé en 1975 le premier magnétoscope, qui devait bouleverser l'industrie cinématographique, Sony, emmenée par son génial et intuitif fondateur Akio Morita, prépare une nouvelle révolution dans la consommation audiovisuelle: le «Walkman» ou baladeur. Pourtant le succès de l'engin était loin d'être assuré, personne, particulièrement chez Sony, ne croyant que le public s'intéresserait à un lecteur de cassette qui ne pouvait pas enregistrer. Akio Morita impose pourtant son intuition et fait ajouter au «Walkman» deux fonctions dont il a l'idée: une deuxième prise écouteurs (on se souvient de la mythique scène du slow dans «La Boum») et une touche «talk» permettant à un utilisateur de discuter tout en portant son casque sur les oreilles. Mis en vente le 1er juillet 1979, juste avant le début des vacances d'été, malgré le scepticisme des marchés, le «Walkman» devait connaître le succès que l'on sait.

Les Opinions publiées par Le Temps sont issues de personnalités qui s’expriment en leur nom propre. Elles ne représentent nullement la position du Temps.