L’autre jour, le réseau social au petit «f» dans un rond bleu me proposait de publier un souvenir de mars 2020. A l’invitation d’un ami, j’avais dévoilé les dix albums qui me stimulent pendant le confinement. Je me souviens avoir passé plusieurs jours à lister des artistes et des disques, à biffer des noms et à en rajouter. J’avais même hésité à citer dix enregistrements d’un même chanteur vénéré – oui, il s’agit bien de David Bowie. Je n’ai finalement pas publié ce souvenir.

Les réseaux sociaux, de même que de nombreux sites internet plus ou moins pertinents dans leurs prescriptions culturelles, regorgent de classements. Disques, livres, films, tout y passe, avec toutes sortes de déclinaisons et sous-catégories, par genre, époque, origine… Le Temps s’est souvent prêté à ce petit jeu très anglo-saxon, en décembre lorsqu’il s’agit de faire le bilan de l’année écoulée, ou parfois de manière plus volontariste lorsque j’avais, par exemple, lancé un top 50 des meilleurs films de l’histoire en faisant appel à mes camarades de l’Association suisse des journalistes cinématographiques.