Pour la cinquième fois, je voyage en Ecosse avec mon chéri et, pour la cinquième fois, le même phénomène se produit: nous nous diluons dans le paysage. Dans les Highlands, nous devenons ce loch sombre ou cette colline ravinée par les pluies. Sur les îles, nous sommes cette falaise aiguisée ou cette plaine de tourbe accidentée. Le sable aussi, qui passe du gris au mauve, semble souffler un récit dans chacun de ses plis.