En faisant trôner, en lieu et place d’une vieille mappemonde, un énorme vase chinois sur la petite table séparant Joe Biden et Vladimir Poutine lors de leur entretien à la Villa La Grange, Patrick Chappatte a parfaitement résumé l’esprit de cette rencontre en un dessin. L’imposante porcelaine n’est pas qu’un bibelot encombrant dans le décor. C’était le non-dit au cœur des enjeux de cette poignée de main, l’éléphant dans la pièce. Pour Joe Biden, qui a pris l’initiative de ce sommet, il s’agissait de renouer avec Moscou pour stabiliser une relation empoisonnée. Sécuriser la Russie, pour mieux contrer la Chine, tel était l’un des objectifs de la tournée européenne du président américain. De ce point de vue, la réunion de Genève semble une réussite. Et pourtant…