Il y a ceux qui, en Chine, estimeront que Pékin s’est montré bien patient. Il y a ceux qui, à Hongkong, penseront que c’est la fin d’un monde. Et puis il y a le reste de la planète qui observe comment le pouvoir chinois interprète ou viole, selon le point de vue, ses engagements internationaux.

Depuis sa rétrocession à la Chine, en 1997, en vertu d’un accord avec la couronne britannique validé par l’ONU, l’ex-colonie est au bénéfice d’une Constitution qui lui assure une certaine autonomie au nom du principe inventé par Pékin «un pays, deux systèmes» pour cinquante ans. Depuis bientôt vingt-trois ans, ce principe a subi de nombreuses atteintes, mais, pour l’essentiel, il avait tenu bon. Il est en train de voler en éclats, au mépris des engagements passés.