On a beaucoup, à propos du conflit ukrainien, parlé de «guerre de la honte» au moment par exemple de la découverte des exactions perpétrées par l’armée russe à Boutcha ou à Izioum. La compétition internationale de football, cette cérémonie médiatique planétaire qui débutera le mois prochain au Qatar, est dénoncée aujourd’hui comme le «mondial de la honte» pour son impact climatique délirant (stades climatisés, etc.) et à cause des conditions de quasi-esclavage imposées aux ouvriers immigrés venus bâtir les grands dispositifs sportifs. Par ailleurs, à chaque nouvelle révélation concernant des agressions sexuelles commises contre des personnes vulnérables, sous emprise, et qui se sont tues pendant trop longtemps, on parle d’une «libération de la parole» accompagnée d’un «changement de camp» de la honte.