Une voix rauque et expressive, une scansion conquérante, pour une pop ample aux accents souvent électros. Dans le sillage d’un Eddy de Pretto, Hoshi incarne à merveille cette nouvelle génération d’artistes qui n’ont pas peur de se réclamer de la chanson française tout en la renouvelant. Hoshi chante les choses de la vie, l’amour forcément, mais aussi l’envie de vivre dans une société plus diversifiée et égalitaire. Elle a 24 ans, évoque ses blessures et les préoccupations de ces milléniaux qui s’engagent.

Mea culpa, je l’ai découverte avec un temps de retard. Je n’avais jamais pris le temps d’écouter le très abouti Sommeil levant, sorti en juin 2020 au moment du premier déconfinement. Mais voilà que récemment, Fabien Lecœuvre, chroniqueur et communicant qui est resté coincé dans les yéyés, s’attaquait au physique de la chanteuse, la jugeant «effrayante». Sur le plateau de C à vous, celle-ci a répondu avec classe à cette attaque sexiste et misogyne, expliquant à quel point ce genre de propos pouvait être blessant pour toutes les jeunes filles qui ont des rêves de musique. Elle a aussi évoqué une maladie rare dont elle souffre, le syndrome de Ménière, qui lui cause des vertiges et lui a fait perdre une partie de son audition.