Découvrir New Order, c’est être envahi par un irrépressible désir de danser, être littéralement terrassé par une fusion hypnotique de guitares et de sonorités électros frisant la perfection mélodique. Cela m’est arrivé à la toute fin des années 1980, lorsque, après avoir beaucoup écouté les pionniers du rap américain, je me suis rendu compte que le rock alternatif – au sens large – était ma musique de prédilection. Mon morceau préféré? Ceremony, probablement, qui me met encore et encore, dès ses premières notes, dans un état de joie totale, proche de l’ébriété.

Ce n’est qu’après cette rencontre avec la musique de New Order que j’ai eu vent des origines du groupe, né sur les cendres – selon l’expression consacrée – de Joy Division. Une formation culte s’il en est, et dont on fêtait le 18 mai un tragique anniversaire. Celui de la mort, il y a quarante ans, de son chanteur: Ian Curtis s’est suicidé à 23 ans, chez lui, à la veille d’une tournée américaine qui aurait dû permettre à Joy Division d’acquérir une stature internationale.