On croyait que le rideau allait s’abaisser et, hop! Quelqu’un fait surgir un lapin d’un chapeau et le spectacle continue. Il y a une semaine, le coprésident du PS, Cédric Wermuth, exhibait ainsi devant son assemblée des délégués une proposition de dernière minute pour sortir de l’impasse les négociations sur l’accord institutionnel avec l’UE. Ce qui lui avait valu une réplique ironique du président du nouveau parti du Centre, Gerhard Pfister: «Le PS ne veut pas sauver l’accord-cadre, mais sauver sa peau.» Pourtant, mercredi, c’est Viola Amherd, ministre de la Défense et élue du Centre, qui a sorti le même lapereau devant un Conseil fédéral ébahi. Le coprésident socialiste et la conseillère fédérale proposent tous deux d’abandonner l’intransigeance helvétique s’agissant de la directive sur la citoyenneté européenne. En échange d’un compromis européen sur la protection des salaires, pour le premier, et, pour la seconde, d’une clause de sauvegarde en cas d’afflux massif de «touristes sociaux».