La descente aux enfers de ce Libanais de bonne famille, marié dans le meilleur milieu parisien, est le grand mystère du dossier. Les expertises montrent, avec une quasi-certitude, qu’il est l’auteur des faux listings de Clearstream. Son mobile le plus plausible: la vengeance. En 2002, alors financier de haut vol, il passe plus de trois mois en détention préventive après la faillite de son fonds d’investissement Volter.

Selon un compagnon de cellule, le millionnaire libanais Eli Calil, Imad Lahoud aurait alors résolu de se venger de «l’establishment» qui l’avait laissé tomber. La lecture en prison du livre de Denis Robert, Révélation$, aurait inspiré le scénario des faux listings: Clearstream comme «lessiveuse» au service d’intérêts politico-mafieux.

Ce mystificateur de génie avait aussi persuadé les services secrets français qu’il pourrait pister la fortune d’Oussama ben Laden grâce à ses talents en informatique. Un autre mensonge.

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