Les Suisses votent le 28 février sur l’initiative dite de mise en œuvre de l’UDC, qui veut imposer un renvoi systématique des délinquants étrangers. Le sujet, émotionnel, polarise. Le camp des adversaires s’est fortement mobilisé. Le scrutin risque d’être serré. Le premier sondage gfs.bern, publié fin janvier, créditait les propositions de la droite dure de 51% seulement d’avis favorables, ce qui est encore très peu pour un objet exigeant la double majorité du peuple et des cantons pour être accepté.

Le Temps confronte les deux camps. Dans une tribune écrite pour nos colonnes, la conseillère nationale Céline Amaudruz (UDC/GE) soutient que l’initiative est nécessaire pour empêcher les tribunaux de continuer à adopter une pratique laxiste. Il faut voter oui dans l’intérêt des victimes, affirme-t-elle.

Lire son texte ici: «Les victimes d’abord»

En face, Cesla Amarelle, conseillère nationale (PS/VD) et professeure de droit, lui répond que l’initiative soumise au vote populaire ne cible pas les criminels représentant un danger réel danger pour la collectivité. Si elle est approuvée, l’initiative aboutira au contraire à des résultats absurdes: des étrangers parfaitement intégrés seront renvoyés pour des peccadilles.

Lire son texte ici: «Voter l’initiative, c’est légaliser l’arbitraire»

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