En tant que paysan, j’aimerais beaucoup me passer de pesticides. Mais les choses ne sont pas aussi simples que ne l’imaginent certains. Mal pensées, simplistes, les deux initiatives sur lesquelles nous voterons le 13 juin risqueraient d’entraîner des effets pervers, et notamment une hausse des émissions de CO2. L’agriculture, aussi bien bio que conventionnelle, émet en effet du CO2. L’humus, le squelette du sol, est constitué de carbone. Lorsqu’on laboure ou herse, on aère le sol et l’oxygène de l’air entre en contact avec cet humus. Ensemble, ils se combinent pour former du CO2, qui est relâché dans l’atmosphère.

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