Votation

Interdire la spéculation sur les denrées: le pour et le contre

Les Suisses votent, le 28 février, sur une initiative lancée par les Jeunes socialistes suisses qui veut lutter contre la spéculation sur les denrées alimentaires. Les avis sont tranchés

Interdire les paris risqués effectués en bourse et touchant l’alimentation: c’est le but de l’initiative visant à interdire la spéculation sur les denrées alimentaires, lancées par la Jeunesse socialiste suisse et sur laquelle le peuple suisse se prononcera ce 28 février.

Pour Samuel Bendahan, «Tout gain n’est pas bon». «Et si certains prétendent que la spéculation n’a pas d’influence sur les prix, c’est évidemment impossible. Puisque les spéculateurs gagnent de l’argent, parfois très vite, il faut bien que quelqu’un paie cette somme. Comme le spéculateur qui achète et revend un produit structuré très rapidement ne produit rien, c’est un producteur (ou un consommateur final) qui paie le prix. Il serait effroyable que les plus riches financiers puissent encore s’enrichir sur le dos de personnes qui dans de nombreux pays du monde souffrent au quotidien en remplissant nos assiettes, parfois sans même avoir les moyens de se nourrir de ce qu’ils fabriquent. Il faut soutenir l’initiative car elle propose une certaine éthique financière et valorise de ce fait celles et ceux qui apportent de la valeur à notre société.»

Lire son texte: «La spéculation pure sur les denrées alimentaires parasite l’activité économique»

Pour Guillaume Barazzone, estime au contraire que l’initiative contre la spéculation sur les denrées alimentaires est un coup d’épée dans l’eau. Pire, un texte purement dogmatique, qui part du présupposé que certaines entreprises sont forcément coupables

Lire ici son texte: «Une initiative d’une douloureuse inutilité»

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