Un nouveau roman de J. K. Rowling, l’autrice à succès de la saga Harry Potter, a été mis gratuitement en ligne chapitre par chapitre depuis la semaine dernière en anglais, et il est désormais disponible en français, annonce l’Agence France-Presse. Intitulé The Ickabog, il a par ailleurs aussi été traduit en italien, en allemand, en espagnol et en portugais brésilien sur un site internet dédié.

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L’adulée écrivaine, relève Courrier international, avait surpris tous ses fans en publiant, il y a une décade, les deux premiers chapitres de ce «roman destiné aux 7-9 ans», écrit pour être lu à haute voix. En fait, «le manuscrit dormait depuis plus de dix ans dans le grenier de J. K. Rowling». Il ne s’agit pas d’un spin-off de Harry Potter, mais du premier roman pour la jeunesse de la romancière britannique; il ne met donc pas en scène le jeune sorcier de Poudlard, souligne la BBC. On y découvre en revanche «l’intrépide souverain de Cornucopia et le petit Bert Beamish, qui a 5 ans», ainsi qu’«un affreux monstre du nom d’Ickabog, qui serait un mangeur d’enfants et de moutons».

Le livre devait initialement paraître après la publication du dernier volet de Harry Potter, mais la romancière y avait renoncé, avide de «faire une pause» et de réserver ce récit à sa propre descendance. Finalement, surfant sur le coronavirus, elle l’a sorti en ligne «afin que les enfants confinés, de même ceux qui ont pu retourner à l’école en ces temps étranges et inquiétants, puissent le lire ou se le faire lire», après avoir déjà lancé, au début du mois d’avril, Harry Potter at Home, un site spécial confinement.

Les chapitres devraient être mis progressivement en ligne jusqu’au 10 juillet, et «une édition papier […] est prévue au mois de novembre» – chez Gallimard en français – de même qu’un livre audio et un e-book. «Pour l’instant, seuls les cinq premiers chapitres des 34 prévus «sont disponibles dans la langue de Molière», précise Le Soir de Bruxelles. «Les droits d’auteur seront destinés à aider les personnes qui ont particulièrement souffert de la pandémie», promet J. K. Rowling. Ce conte est destiné, on le voit, à atteindre de nouveau «un public international», indique FranceInfo; des traductions en russe et en chinois simplifié devraient également bientôt voir le jour.

Paris Match ajoute que «celle dont la richesse dépasse celle de la reine d’Angleterre raconte que The Ickabog est une histoire de vérité et d’abus de pouvoir». L’idée lui en étant venue il y a plus d’une décennie, «elle n’est donc pas destinée à être lue comme une réponse à tout ce qui se passe dans le monde en ce moment. Les thèmes sont intemporels et pourraient s’appliquer à n’importe quelle époque dans n’importe quel pays.»

Le Figaro écrit pour sa part que J. K. Rowling s’est replongée dans ce manuscrit et en a achevé la réécriture «en quelques semaines», aidée de ses deux enfants. «Pendant que je travaillais pour terminer le livre, j’ai recommencé à lire tous les soirs des chapitres à ma famille. Ce fut une des expériences les plus extraordinaires de ma vie d’écrivain, car les deux premiers lecteurs de The Ickabog m’ont fait part de leurs souvenirs de mes anciennes lectures, et ont exigé la réintégration des extraits qu’ils avaient particulièrement appréciés (j’ai obéi).»

Par ailleurs, 20 minutes (France) précise que «qui dit livre pour enfants, dit également illustrations, et J. K. Rowling a décidé d’ouvrir un concours à tous les enfants. Pour participer, les dessins doivent être déposés sur le site de The Ickabog. La compétition est ouverte par pays, donc chaque édition aura ses propres illustrations. La maman de Harry Potter a d’ailleurs commencé à partager quelques œuvres de ses fans.» Comme marketing interactif, on fait difficilement mieux.


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