«Déglobalisation», j’ai rencontré ce néologisme pour la première fois il y a un peu moins d’un an, dans une très sérieuse revue financière suisse. Il était question des répercussions de la guerre commerciale par Donald Trump sur les volumes des échanges commerciaux mondiaux qui allaient entrer dans une phase de stagnation. A l’époque, certains économistes américains mettaient d’ailleurs en évidence le lien entre la mondialisation et le triomphe des populismes, ce dernier étant supposé forcer la mise en place d’une régulation nécessaire. De fait, le succès électoral de Trump n’aurait sans doute pas été possible sans les votes des régions désindustrialisées à la suite des délocalisations en Chine ou ailleurs.

Puis sont venus les grands incendies qui ont ravagé des millions d’hectares de forêts en Sibérie, en Amazonie, en Afrique centrale et australe, en Californie et enfin en Australie. Les prévisions du GIEC sur le dérèglement climatique sont devenues des plus alarmantes. Des scientifiques américains et mexicains ont à leur tour sonné le tocsin, pour nous prévenir que la sixième extinction de masse des animaux, dont l’humanité serait responsable, avait commencé.