Cadre dirigeant et stratège du groupe aéronautique EADS, Jean-Louis Gergorin a transmis les listings

falsifiés à Dominique de Villepin et au juge Renaud Van Ruymbeke.

En racontant partout la même histoire: il s’agit d’informations ultrasensibles, très dangereuses pour ceux qui les possèdent – et vraies. Pourquoi l’a-t-on pris au sérieux? «C’était le type qu’on s’arrachait dans les dîners, pour avoir rendez-vous avec Kissinger, il fallait passer par lui», rappelle un connaisseur du dossier. Mais bien avant le début de l’affaire, son goût pour les théories du complot, son obsession du secret – il possédait des dizaines de téléphones portables, dont certains cryptés – commencent à faire jaser. On se moque de ses «scénarios délirants», de ses «gergorinades». «Il était totalement de bonne foi», veut croire l’un de ses amis. L’accusation soutient qu’il a propagé les faux listings pour nuire à ses rivaux au sein d’EADS.

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