Voici venu le temps de Jean-Luc Mélenchon, homme d’Etat. Pas simple d’écrire ces mots, lorsque l’on connaît les complaisances du leader de la France insoumise (gauche radicale) envers certains régimes autoritaires d’Amérique latine, son indulgence passée envers Vladimir Poutine et son penchant pour l’insurrection révolutionnaire. Sauf qu’une autre dimension ne peut pas être écartée, pour qui observe la France et sa vie politique: l’ancrage républicain du candidat devenu, dimanche soir, le troisième homme de la présidentielle.