On l’a parfois un peu oublié: à sa naissance en 1980, le Musée de l’image abritait, outre un fonds photographique, des collections consacrées à l’estampe et à l’historiographie vaudoise. Mais c’était bien sûr la photo qui en faisait la particularité. «La Suisse romande a enfin un musée de la photographie», se réjouissait ainsi la Gazette de Lausanne (GdL) le 8 novembre 1980. «Le Musée de l’Elysée bénéficie d’une collaboration avec la Fondation nationale pour la photographie de Zurich, présidée par Nicolas Bouvier, et mettra à sa disposition une petite salle pour l’accrochage de quelques pièces de son fonds […] Il abritera un double de son fichier et échangera avec elle ses expositions: une bonne nouvelle pour les Romands, plus besoin de courir au Kunsthaus!» Le deuxième partenaire est l’association lausannoise Photographie contemporaine, qui acquerra des œuvres contemporaines. C’est une femme photographe qui a été la première exposée dans ce cadre, Henriette Grindat. Mais dès l’inauguration, la GdL prévient: «On se demande comment un seul conservateur épaulé par une assistante à mi-temps et une secrétaire viendra à bout de ce riche programme.»