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Ce mardi à Saint-Pétersbourg, Johan Djourou s'en est bien sorti.
© Dmitri Lovetsky/AP/Keystone

Travers de sport (1/8)

Johan Djourou et moi, on se comprend

Chaque jeudi de l’été, notre chroniqueur court, saute, nage et pédale. Il partage l'exercice musculaire dans «Le Temps»

C’est mon tour! Cet été, on m’a proposé d’écrire une des chroniques du Temps. Ça m’a fait plaisir, ça m’a flatté, même. J’ai accepté, et me voilà à essayer de vous décrire ce qui me passe par la tête à propos de sport. En fait, je suis le Johan Djourou de la rédaction. Depuis le début de la Coupe du monde, le défenseur de l’équipe de Suisse a rongé son frein sur le banc. Mais mardi contre la Suède, on lui a donné sa chance aussi.

Lire aussi: La terrible désillusion de l’équipe de Suisse

Le Genevois a, comme moi, le bon profil. Un remplaçant doit sourire, être solidaire, agir pour la cohésion. Mais il n’a droit qu’à des miettes. Au football, mais aussi au basket ou au volley, il est le malheureux élu des sports collectifs.

Pendant les matchs, le remplaçant attend assis. Il se demande si aujourd’hui, ce sera son tour. Il observe son coach, et dès que celui-ci se retourne vers le banc, il tente de capter son attention et de le supplier du regard de le choisir lui. Les minutes s’égrènent. La frustration laisse la place à l’agacement puis à la déception de devoir se demander si, la prochaine fois, ce sera finalement son tour.

Il ne faut pas se rater

Mais quand on est appelé, il ne faut pas se rater, être prêt et efficace. On lui demande de donner le meilleur de lui-même, d’être l’égal de celui qui est meilleur, en agitant la perspective de devenir titulaire. Et ce n’est même pas une certitude. Mardi, Djourou s’en est bien sorti. Il n’a pas souffert de la comparaison avec le titulaire. Mais il est probable que dès le retour de Schär, il retournera sur le banc.

A la rédaction du Temps, c’est un peu différent. Il y a plusieurs terrains de jeu. Dont certains sur lesquels j’ai gagné ma place. A la fin de ces huit rendez-vous d’été, je peux bien retourner sur le banc, moi aussi. Il me faudra alors me souvenir de faire comme Djourou. Sourire, être solidaire et agir pour la cohésion de groupe.

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