Revue de presse

Jour J pour ce «dingue» de Boris Johnson, qui attend la consécration

Il se dit inspiré par Winston Churchill. Beaucoup pensent cependant qu’il tient davantage de Donald Trump. Avec le Brexit et l’Iran, le futur locataire du 10 Downing Street a du pain sur la planche: saura-t-il mieux le pétrir que Theresa May?

Libération n’y va pas par quatre chemins. Pour le quotidien français, «ce sera, sauf immense surprise, le troisième dingue de la scène internationale. Après Donald Trump et Jair Bolsonaro, Boris Johnson s’apprête à prendre en main les destinées d’un vieux et grand pays. Spécialiste du mensonge burlesque, de l’autodérision calculée, plus cultivé que ses alter ego mais tout aussi cynique, l’ancien maire de Londres devrait entrer bientôt au 10 Downing Street, un peu comme Groucho Marx devient chef d’Etat dans La Soupe au canard» de Leo McCarey (1933):

«L’homme a une plume, qu’il monnaie à prix d’or dans le Daily Telegraph», au sein duquel, lorsqu’il était correspondant à Bruxelles de 1989 à 1994, il avait prédit la destruction du Berlaymont et préparé la voie au Brexit, se souvient le Financial Times. Il l’a aussi «utilisée avec un certain bonheur dans sa biographie de Churchill, poursuit Libé. Le vieux Winston est son idole, personnage lui aussi excentrique, mais travailleur acharné et paladin de la lutte contre le nazisme. Comme l’écrivait Marx – l’autre, Karl – l’histoire bégaie, «la première fois comme une tragédie, la seconde fois comme une farce». Son IIIe Reich à lui, en effet, c’est l’Union européenne, ce qui donne une idée de son sens de la nuance et des proportions.»