En novembre, le Grand Conseil du canton du Valais a suivi une motion de l’UDC qui réclame des bases légales pour imposer aux magistrats de l’ordre judiciaire et du ministère public l’obligation d’annoncer leurs liens d’intérêts ainsi que leur éventuelle appartenance à une société secrète. Dans le viseur de l’UDC, entre autres groupements, la franc-maçonnerie. Le Conseil d’Etat a accepté la motion. Le Grand Conseil l’a entérinée. Seul le PLR et la gauche l’ont combattue.

Le président du Parti socialiste du Valais romand, Gaël Bourgeois, dit pourquoi il est certes favorable à une transparence qui préconise vraiment de faire état de tous ses liens d’intérêt. Mais s’oppose au pseudo-combat mené contre la franc-maçonnerie qui relève, selon lui de la pure agitation communicationnelle, qui plus est, anachronique.

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Le conseiller national UDC valaisan Jean-Luc Addor, estime que le fait, pour un magistrat, d’appartenir à une société secrète, d’être lié par un serment obscur, c’est la quintessence de l’opacité. C’est cela que l’UDC veut éviter, dans l’intérêt des citoyens, des justiciables qui ont droit à une Justice réellement indépendante et crédible.

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