Il n’est pas malsain que, dans le doux ronron helvétique, la majorité alémanique se sente de temps à autre contrainte de défendre sa position dominante. Quel que soit le sort que le groupe parlementaire socialiste réservera à la candidature au Conseil fédéral de la Jurassienne Elisabeth Baume-Schneider ce samedi, le canton du Jura, à travers elle, aura retrouvé son rôle passé de poil à gratter du fédéralisme. Bon, cela ne devrait pas démanger trop longtemps la majorité alémanique qui garde en main les moyens d’arrêter l’exercice. Mais, pour les Romands, il n’est pas désagréable d’assister aux sursauts de nos compatriotes dès le premier frissonnement d’une feuille d’automne. «A une petite chose l’inquiétude donne une grande ombre», disent nos amis suédois. Merci pour ce moment.