Il ne reste plus qu’une marche à franchir pour que Didier Deschamps passe des stades de foot aux sanctuaires ministériels de la République. Parfaite maîtrise du calendrier, effet de surprise très politique, silence digne d’un gardien du temple pour bien montrer que sa décision relève de seuls critères footballistiques… le sélectionneur des Bleus a confirmé, avec l’annonce mardi du retour de Karim Benzema sous le maillot tricolore à deux étoiles, son rôle de grand prêtre sévère, mais compréhensif, d’une France réconciliée. Bien joué et bien vu. A 33 ans, et avec 81 sélections au compteur, l’attaquant du Real Madrid avait besoin d’un retour en grâce hexagonal en forme d’ultime défi. Or voilà que la promesse de sa «rédemption» balle au pied joue parfaitement ce rôle.