Des écoles, des universités et la presse mettent en garde les parents américains contre une nouvelle forme d’escroquerie, le kidnapping virtuel de leurs enfants.

Dans cette arnaque, un parent reçoit un appel d’un inconnu qui prétend avoir enlevé un proche. Il donne le nom de l’enfant et en général rajoute des détails personnels récoltés sur les réseaux sociaux. Parfois des cris étouffés en arrière-plan simulent la présence du captif présumé. Ensuite, dans l’urgence et sans raccrocher, les ravisseurs donnent des instructions pour transférer une somme d’argent en échange de la libération de l’otage.

Le montant réclamé est habituellement assez faible, entre $600 et $1900, selon le FBI, qui a émis une alerte en janvier 2015.

Populaire en Amérique du Sud

D’après Le Figaro, l’arnaque au kidnapping virtuel est une forme populaire d’extorsion en Amérique du Sud, principalement au Mexique et en Argentine – deux pays où se pratiquent de vrais enlèvements – permettant aux faux ravisseurs de tabler sur de véritables peurs.

Les rapts virtuels se pratiquent aussi en Espagne. D’après Le Monde, ces 18 derniers mois, plus de 700 plaintes ont été recensées pour ce type de crime. Et la provenance des appels a été tracée à des téléphones portables trouvés en possession de détenus incarcérés dans des prisons à Santiago au Chili.

Une autre forme de kidnapping, mais cette fois-ci bien réelle, tient en otage non pas une personne, mais les données de son ordinateur.

En cliquant sur un lien malicieux dans un e-mail ou en ouvrant une pièce jointe, l’ordinateur privé d’un individu ou tous les ordinateurs en réseau d’une entreprise peuvent se trouver infectés par du ransomware (ou rançonlogiciel) et leur accès, verrouillé.

Pour les débloquer et éviter que les données ne soient effacées ou rendues publiques (le type d’extorsion varie), une rançon est exigée par les pirates informatiques (présumés russes) dans un temps imparti. Et le montant à payer — de quelques centaines de dollars à des dizaines de milliers —, doit être réglé en bitcoins.

Selon la société de sécurité Internet Kaspersky, entre 2015 et 2016, les demandes de rançon ont quintuplé, passant de 131’000 tentatives à plus de 718’000.

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