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La famille Douglas à Monaco, en 1967. Kirk au bain avec sa femme Anna et leurs deux fils, Erick et Peter.
© AFP

Revue de presse

Kirk Douglas, rebelle et «homme parfait», fête ses 100 ans ce 9 décembre

Centenaire, Spartacus! Dans son cas, cent années-lumière… Et un mythe aussi indestructible que le gladiateur qu’il a incarné. Un révolté qui a récemment averti les Américains de la menace que représentait à ses yeux Donald Trump

Qui a oublié l’apparition d’une jeune fille de 18 ans, en 1953, qui posait en bikini avec lui au Festival de Cannes? Plus d’un demi-siècle a passé depuis cette image historique et aujourd’hui, on peut dire que ce n’est pas tous les jours que ce spectateur de la beauté, acteur d’une trempe considérable, fête ses 100 ans. Il est né le 9 décembre 1916, ce géant de l’âge d’or hollywoodien qui a marqué l’histoire du cinéma avec des rôles entrés dans la légende.

Jugez-en. Il fut notamment le mythique «Spartacus» de Stanley Kubrick (1960) ou, trois ans auparavant, le colonel Dax des «Sentiers de la gloire», du même réalisateur. Celui qui a été nommé trois fois aux Oscars avant de recevoir finalement une statuette d’honneur pour l’ensemble de sa filmographie a prévu de célébrer ce centenaire lors d’une fête en Californie organisée par son fils, Michael Douglas, et l’épouse de celui-ci, Catherine Zeta-Jones. Tribute to Mr. Kirk Douglas!

Tel qu’on peut le constater dans la rétrospective du site AlloCiné, son nom figure au générique de 80 films, dont «20 000 Lieues sous les mers» de Richard Fleischer en 1954, «Paris brûle-t-il?» de René Clément en 1966, «Règlement de comptes à O. K. Corral» de John Sturges en 1957, «La Vie passionnée de Vincent Van Gogh» de Vincente Minnelli un an plus tôt, ou encore «Sept Jours en mai» de John Frankenheimer en 1964. Où l’on ne compte plus les scènes qui ont marqué l’histoire du grand écran, comme celle-ci, dans «L’Arrangement» d’Elia Kazan (1969):

Dans «Closer Weekly», Michael Douglas dit de son père, qui arbore la fossette au menton la plus célèbre de l’histoire du cinéma – mais est-ce la plus érotique, ou celle de Cary Grant, plus allongée, l’est-elle davantage? – que «son dynamisme et sa ténacité le distinguent». «On ne pouvait pas demander plus à Kirk que ce qu’il vous donnait», ajoute l’actrice Angie Dickinson, 85 ans, qui a tourné une scène de nu avec lui dans «L’Ombre d’un géant» de Melville Shavelson en 1966. «C’est l’homme parfait. Tout ce qu’il fait est parfait», ajoute-t-elle:

Face à Lana Turner dans «Les Ensorcelés» de Vincente Minnelli en 1952 ou à Martin Sheen dans «Nimitz, retour vers l’enfer» de Don Taylor vingt-huit ans plus tard, comme un mythe aussi indestructible que le gladiateur Spartacus soulevant une armée d’esclaves contre Rome, Kirk Douglas «reçoit depuis déjà quelques mois une myriade d’hommages», dit «Le Figaro». «Il y a quelques semaines encore, il prenait la parole au nom du Tout-Hollywood pour avertir les Américains de la menace que représentait à ses yeux Donald Trump.» L’anti-Eastwood.

«Cent années-lumière», dit le beau titre du «Monde»: «Certes, il n’a plus tourné depuis 2008, mais sa présence suffit à prolonger un peu la légende […]. Celle d’un self-made-man qui a grandi, selon ses propres termes, «dans une pauvreté abjecte», d’un sex-symbol […], d’un rebelle qui a tracé son chemin contre les grands studios, contribuant ainsi à défaire le système qui l’avait fabriqué, d’un mondain revenu à ses racines juives (il a consacré une bonne part de ces dernières années à l’étude de la Torah).»

D’ailleurs, le «Times of Israel» écrit que «la majorité de ses vieux amis […] sont familiers d’un autre talent de l’acteur – ses observations concises sur l’existence, l’amour et ses conseils aux générations futures. Sur la pratique religieuse: «Je ne crois pas que Dieu veuille des compliments. Dieu veut que vous fassiez des choses de votre vie et que vous aidiez les autres.» Ou sur la Torah, justement, qui «est le plus merveilleux scénario qui n’ait jamais été écrit. Il y a dedans de la passion, de l’inceste, des meurtres, de l’adultère, vraiment tout.»

Au «Telegraph», juste avant ce jour anniversaire, il aura eu cette parole qui demeurera historique et que les médias ressortiront sans doute un jour: «Je ne pense pas à la mort, je pense à la vie.»

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© Gabioud Simon (gam)